publié le 16/02/2012

LES GENS | Hilsprich Orchestre Calypso : 30 ans au service de la fête

Depuis 1983, Jean-Marie Degrange roule sa bosse de l’Alsace à la Lorraine pour animer bals et soirées privées. Le 25 février prochain, il animera avec son orchestre Calypso la soirée carnaval de l’US Hilsprich.

De la valse à la dance, du disco au rock, de la variété française au tango : la liste des styles déjà joués par Jean-Marie Degrange semble presque illimitée. Il faut dire qu’en quarante ans de carrière, et plus de 2 000 soirées animées, ce sont des milliers de morceaux qu’a interprétés sur scène cet homme de 62 ans. Sa passion elle, est restée intacte.
La fin des bals
Seul membre fondateur restant de l’orchestre Calypso, il met aujourd’hui son expérience au profit d’un public toujours plus exigeant. Une expérience acquise dans la difficulté, au moment des grands bals des années 1970 : « À cette époque, on finissait vers 6 h ou 7 h du matin, devant les quelques ivrognes encore présents. Les gens venaient faire la fête, ils venaient danser. Mais c’était difficile de tenir le rythme, c’était moins confortable qu’aujourd’hui. Et puis il y avait les bagarres, l’alcoolisme. Ça a tué le bal », explique-t-il.
En 1983, après 10 ans à côtoyer des musiciens plus talentueux les uns des autres, il décide de voler de ses propres ailes en fondant l’orchestre Calypso. Avec le déclin de la « belle période » des bals, il se lance dans l’aventure des soirées privées. Commercial la semaine, il se mue en musicien le week-end. Une cadence infernale qu’il ne regrette pourtant pas. Aujourd’hui à la retraite, il savoure ces soirées où l’ambiance est conviviale.
Claude François : une valeur sûre
Formé de Patricia au chant, et de Régis au clavier, le trio Calypso reprend tous les standards de la musique populaire. À force de travail, ils savent désormais jouer la plupart des genres musicaux. Et pour les enchaîner, Jean-Marie a ses petits secrets : « On choisit les morceaux selon les clients. S’ils sont plus âgés, on commence généralement par des marches ou des valses. Lorsque les personnes sont plus jeunes, on joue des musiques plus modernes, ce qui les fait bouger. On adapte », avoue-t-il, même si pour lui, il est plus difficile de faire danser les gens qu’il y a quelques années : « Ils ne viennent plus uniquement pour danser et s’amuser. Ils viennent parce qu’on les a invités. Ce n’est pas la même démarche ».
Quoi qu’il en soit, il peut s’appuyer sur des valeurs sûres : « Claude François fonctionne toujours. Le disco aussi ».
La recette du succès, ils l’ont acquise à force de travail concerté, mais pas seulement. Jean-Marie avoue sans complexe que Régis, son musicien, y est pour beaucoup : « Nous avons un synthé qui nous permet, à deux musiciens, de faire des choses très complètes. Régis est un peu le technicien de l’orchestre car cela prend beaucoup de temps d’adapter une reprise sur un clavier ».
Le trio Calypso a donc de beaux jours devant lui, d’autant que le musicien ne se voit pas raccrocher la guitare de sitôt : « Quand je vois Aznavour, je me dis que j’ai quelques années devant moi. Je pensais arrêter à trente ans, et je suis encore là ».
Rendez-vous le 25 février à Hilsprich pour les voir sur scène.
D. G.
Régis, Jean-Marie et Patricia forment Calypso. Ensemble, ils animent des dizaines de soirées chaque année. La petite fierté de Jean-Marie : l’animation prochaine d’une soirée à Auxerre.

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